Pour Frédéric Bierry, le président de la Collectivité Européenne d’Alsace, c’est un pas décisif pour l’Alsace, le 7 avril prochain une proposition de loi visant à simplifier le millefeuille territorial et à faire de l’Alsace une collectivité à statut particulier sera à nouveau débattu à l’Assemblée Nationale.
Cosigné par 87 députés issus de 6 groupes parlementaires et des non-inscrits, ce texte trans partisan propose concrètement de doter la Collectivité européenne d’Alsace des compétences d’une région et d’un département, et de devenir ainsi une collectivité à statut particulier, exerçant à la fois les compétences régionales et départementales.
Objectifs : renforcer l’efficacité de l’action publique, réaliser des économies budgétaires importantes, simplifier l’organisation administrative et rétablir une proximité attendue par les Alsaciennes et les Alsaciens.
L’adoption de cette proposition de loi le 7 avril à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, constituerait une décision historique : elle ferait de l’Alsace, selon Frédéric Bierry, un modèle de simplification de l’organisation administrative dont d’autres collectivités pourraient s’inspirer.
Le projet de loi était sur toutes les bouches, lundi 30 mars, lors de la séance plénière de la Collectivité Européenne d’Alsace à Colmar, et elle entrainerait à l’horizon 2028 la sortie du Grand Est, voulue, selon la dernière étude, par 92% des Alsaciens.
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